LA ROUTE DU RHUM 2010
Voilà bientôt trois décennies que des skippers traversent l’océan atlantique non pas à la quête du Saint Graal mais à la conquête de la victoire de la Route du Rhum. Si celle-ci a connu des débuts timides, elle est maintenant sans conteste la compétition où s’affrontent les plus grands navigateurs et bateau du monde.
HISTOIRE DE LA COURSE
L’idée vient de Bernard Hass, secrétaire général du Syndicat des Producteurs de Sucre et de Rhum des Antilles.
C’est donc en 1978, que cette « Transat de la Liberté », fut créée. Elle regroupa des voiliers monocoques et multicoques, sans distinction de taille, où professionnels et amateurs purent y participer.
« Le Rhum » est devenu une légende au fil des éditions parce que ceux qui l’ont écrite avaient l’étoffe de héros.
Lors de la première édition, Mike Birch marquait les esprits en battant Michel Malinovsky de 98 petites secondes. En 1990, Florence Arthaud a été la première femme à gagner une transat, ce qui lui a valu le surnom de « petite fiancée de l’Atlantique ».
Les autres vainqueurs Marc Pajot, Philippe Poupon, Laurent Bourgnon, Michel Desjoyeaux, Lionel Lemonchois et Ellen MacArthur ont forgé la légende de cette course mythique. Une légende, hélas, se construit aussi avec des drames et la Route du Rhum n’y a pas échappé comme en témoignent les disparitions d’Alain Colas et Loïc Caradec.
La Route du Rhum s’est aussi des évolutions techniques et technologiques des bateaux, d’un trimaran de 1978 à plus de 60 pieds multicoque actuel. Mais pas seulement, de 23 jours de course en 1978, on est passé à 7 jours en 2006. Et en 2010 ?
Mais que serait une course de bateaux sans les ports de départ et d’arrivée, sans l’enthousiasme qu’elle provoque chez les « restés à terre » ? Animations, sons & lumières, baptêmes des bateaux, spectacles… Dans les ports respectifs, tout est mis en œuvre pour entretenir la liesse des badauds.
LA COURSE
La Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire, de 3 542 miles, qui se court de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre tous les 4 ans. Il faut faire preuve de professionnalisme, de réactivité et d’un moral d’acier car le plus court chemin n’est pas toujours le plus rapide…
Un bon skipper se doit de bien étudier les conditions climatologiques, océanographiques et météorologiques, car les vents et courants constituent des obstacles qu’il faut savoir parfois affronter, parfois contourné… Sans compter les adversaires qu’il faut savoir « marquer » et ne pas laisser échapper.
Course à nulle autre pareille, son histoire, avec ses joies et ses drames, a forgé le mythe de la course au large, à force d’audace, d’endurance et de dépassement de soi.
Qualification pour prendre le départ :
Pour valider son inscription, chaque voilier, avec son skipper inscrit dans la course, doit réaliser un parcours d’observation dont les modalités ont été arrêtées avec le Comité de Course. Temps limite Le temps limite d’arrivée pour tous les concurrents est de 10 jours pleins après l’arrivée du premier monocoque.
En bref
La route du Rhum, la plus ancienne des transats françaises, reste toujours un évènement fascinant et attrayant auprès des skippers du monde entier et auprès des touristes. Trente deux ans d’une histoire d’amour qui dure encore, ce n’est pas si fréquent. C’est pourtant ce qui unit la Guadeloupe à l’une des plus légendaires courses transatlantiques à la voile. Cette belle histoire s’est enrichie des extraordinaires aventures de ces hommes et de ces femmes qui sont allés au bout de leurs rêves et qui ont ouvert le chemin pour ceux qui demain prendront le départ de la 9e édition de la Route du Rhum.
Cette épreuve est ouverte aux multicoques et aux monocoques qui sont répartis en plusieurs classes selon leur longueur hors tout. L’édition 2010 comptera 86 inscrits, parmi eux les bateaux les plus rapides au monde, contre 33 en 1978.
Pour la première fois une guadeloupéenne sera au départ : Christine Montlouis.
Alors bâbord ou à tribord, mettons les voiles et gardons le cap sur la Route du Rhum 2010 !



