Plaisir d’offrir, plaisir de lire
Le mois de mai est riche en ponts. Cette année, il se termine sur une fête à ne pas oublier : la Fête des Mères ! Profitons-en pour honorer celle qui nous a donné la vie.
Tandis que notre société ne cesse d’aller vers le virtuel, vers le numérique, le livre reste encore le présent incontournable. L’étonnant pouvoir du livre.
Depuis la nuit des temps, l’homme a cherché à ancrer ses idées par l’encre. De la gravure sur la roche à l’imprimerie, les écrits n’ont cessé de foisonner. En effet, que trouver de plus instructif, ludique ou onirique qu’un bel ouvrage ? Les mots font rêver. A la lecture des lettres qui s’entremêlent et se suivent, se créent des émotions, des sensations, des réflexions. Dans un monde où tout va si vite, où tout est si concret, pourquoi ne pas prendre un temps pour reposer son corps et faire voyager son esprit au gré du vent des textes insufflés par les auteurs.De plus, la littérature nous en apprend beaucoup sur nous même, sur notre culture.
Lisons plus les Antilles et ce qu’elles ont de plus riche. Notamment, après le 1er festival de la bd antillaise (n°55 du Tam Tam Mag), pourquoi ne pas continuer à s’intéresser et s’approprier nos mots, notre culture par la lecture. Encore plus en ce mois de commémoration de l’abolition de l’esclavage. La littérature antillaise est un terme générique, les puristes préféreront parlés des courants littéraires. Ces derniers ont tous la même vocation : la recherche d’une identité culturelle antillaise qui puisse rendre compte de son autonomie, de ses richesses propres et différentes des autres.
On en distingue trois grands :
La négritude. Fondé par Aimé Césaire et Léopold Senghor vers 1934, ce premier courant d’émancipation de la culture des Antilles revendique la reconnaissance d’une culture noire en opposition à la culture blanche. L’Antillanisme. Ce courant, fondé par Edouard Glissant revendique la prise en considération de toute l’histoire du peuple Antillais, du travail dans les plantations, du passé d’esclave nécessaire pour fonder une véritable culture Antillaise.
La Créolité. A l’origine on appelait les créoles, les enfants blancs nés sur une île pour les différenciés de la métropole à laquelle ils appartennaientCe mouvement de la créolité est né à la Martinique dans les années 1980 sous la plume de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé. Le trio publie ainsi en 1989, “L’éloge de la Créolité”. Ceux-ci revendiquent une culture créole, riche de tous ses métissages, de toutes ses populations et du brassage de leurs différentes coutumes et traditions pour aboutir à une culture unique. Nous avons un panel d’écrivains, qui au fil de leurs écritures, suffisent à enrichir notre savoir et notre culture.
Il suffirait juste de laisser de côté un moment les Patricia Cornwell, les Danielle Steel et autres romans et de prendre le temps de se détendre également avec des ouvrages tels que « Texaco » de Patrick Chamoiseau (prix goncourt 1992), « Pays Mêlé » de Maryse Condé (ordonnée Chevalier de la Légion d’honneur en 2004), « L’Espérance Macadam » de Gisèle Pineau (Prix RFO) ou encore « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, et bien d’autres. Tant de richesses dans notre littérature, ne peuvent rester ignorer du grand public.
Il n’y a pas d’âge pour lire, il y a un livre pour chacun d’entre nous. En plus, on peut en abuser, aucun risque pour la santé !!! Avec le livre électronique, l’avantage se conçoit dans le large choix d’ouvrage à disposition. Cette technologie est disponible sur nos îles. De plus, à l’heure du durable, cela peut être une alternative au papier : lecture durable... « Pa oubliyé Manman » offrez lui un peu d’amour avec un bon livre. Dites lui avec des mots. Alors, tous en route vers les libraires ! La librairie Jasor, en Guadeloupe, est bien achalandée, et offre l’opportunité de rencontrer les écrivains lorsdes dédicaces. N’hésitez pas vous renseigner



